Allégorie : la belle pauvresse et le riche au physique disgracieux

belle-et-bête

Il faut l’admettre ces deux là étaient faits pour se rencontrer.

Au marchandage de l’amour, l’un compense le complexe de l’autre. La belle pouvant accéder dans une sorte de « promotion » sociale au milieu de la bonne fortune caractérisé par une belle naissance. Le riche lui se sachant le malheureux propriétaire d’un physique disgracieux au tirage voulu par Dieu et incapable de trouver sa moitié parmi les belles de son rang se rabat donc sur sa pauvresse laquelle lui procure un accès à la beauté contemplative, lui qui possède déjà tout.

Ainsi l’affaire se trouve conclut et les deux filent le parfait amour.

Jusqu’au jour où …

Jusqu’au jour où …

Jusqu’au jour où la providence facétieuse reprend à la belle son généreux présent lui laissant pour seul actif sa filiation d’origine.

Là notre riche se sent floué, comme dépossédé de ce qu’il croyait acquis pour toujours.

Ses pairs se moquent de lui, quelle belle affaire ! Une beauté qui n’est plus ! Au moins si elle avait été riche …

Oui sûrement elle l’est maintenant par les liens sacrés de l’union, mais notre riche passe pour un homme abusé, joué et sa dignité parmi ses pairs s’en trouve atteinte.

Il décide alors de réparer l’affront en chassant la beauté perdue terre rapportée à son royaume, et d’en trouver une plus jeune à l’allure toute éclatante dont la présence à n’en point douter fera pâlir d’envie ses pairs.

Quand l’amour véritable n’est pas et que le cœur se raccroche à des breloques matérielles, la contingence de ces dernières rend la relation éphémère…comme mort née.

Mais encore :

De l’amour contre l’insignifiance…